18.03.2008
Un ange est né !
Il y a exactement 2 semaines à cet instant, un petit ange naissait... Non, non, je ne vous ai rien caché, pas de petit 6ème chez nous ! Juste un adorable petit neveu, un fils pour ma petite soeur, une petite merveille... Jugez vous-même !
Je n'oublierai pas plus sa naissance que je n'oublierai celle de mes propres enfants... Pourtant, tout était différent, à commencer par la maman !
Assister à sa naissance restera l'un de mes plus beaux et néanmoins plus violents souvenirs... La beauté de ces moments où la vie se transmet m'émerveillera toujours, et le souvenir de ma petite soeur devenant maman me retourne aujourd'hui encore, deux semaines plus tard. Ca a été aussi émouvant que je m'y attendais... Ce à quoi je ne m'attendais pas, néanmoins, c'est la souffrance... Elle a 4 enfants, vous vous dites, et elle ne s'attendait pas à la souffrance lors d'un accouchement ?!? Et bien, pourtant, vous lisez bien ! Quand ma Titi m'a demandé d'assister à la naissance de Gabin, je savais que la voir souffrir ne serait pas facile, et je m'y suis préparée. A maintes reprises, en pensée, j'ai tenté d'imaginer ce qui allait se passer. J'ai déroulé le film de la naissance de notre nouveau petit prince, imbibée de mes souvenirs de maman et guidée par toutes les images qui me revenaient en flash-back de la naissance de mes garçons à moi. Je me suis remémorée les gestes tendres de mon homme, les paroles qui m'avaient soulagée, émue, celles qui m'avaient détournée un temps de ma douleur... Je me suis promise qu'elle aussi vivrait cela, qu'elle aussi y aurait droit... Puis je me suis souvenue de ses maladresses de papa, spectateur impuissant de la souffrance de celle qu'il aime, qui croit bien faire en la pschittant armé de son brumisateur dès que la douleur devient trop évidente, trop vivante alors même qu'il ne peut que l'imaginer... Et là je me disais, ça, moi qui suis déjà maman, je le lui éviterai !
Et bien maman ou pas, Dieu m'est témoin que l'on se sent tout petit, si terriblement impuissant et inutile quand quelqu'un que l'on aime souffre de manière si évidente ! Et puis la vie est bien faite, on oublie si vite la douleur de la naissance devant les sourires et les jolis yeux de nos enfants... Et j'ai eu tant de chance ! Mes souvenirs de mes accouchements sont extrêment sereins ; finalement, je n'ai pas tellement souffert... J'ai beau tenter de me remémorer les pires moments, me souvenir m'être dit que je n'y arriverai pas, que j'avais trop mal, je me dis que toute souffrance cumulée sur mes 3 accouchements, je n'ai sans doute pas souffert le quart de ce que ma petite soeur a enduré pour mettre son enfant au monde... Et non, décidément non, l'intensité de la douleur dont j'ai été témoin, je ne l'imaginais pas une seconde ! Le choc fut rude... Pourtant la vie est belle et si bien faite ! Mes souvenirs s'adoucissent déjà, et bientôt, je ne me souviendrai que du sourire entremêlé de larmes de ma petite soeur découvrant son enfant... Bientôt j'aurai oublié combien je me suis sentie nulle et inutile, combien j'ai eu peur de ne pas être à la hauteur de la responsabilité que j'avais acceptée et comme il est terrifiant d'être le témoin impuissant de la souffrance d'un être aimé. Déjà au souvenir de cette soirée, c'est la frimousse de mon neveu qui se profile au sommet de la montagne d'images qui me reviennent à l'esprit...
Il est si beau ton bébé, ma Titi !
Je vous souhaite à lui et toi la vie belle et heureuse que vous méritez !
Je t'aime, petite soeur...
19:07 Publié dans Carnet rose | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : amour, maternité







